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Qu'est-ce que le marché secondaire des SCPI ? Définition et fonctionnement

Le marché secondaire des SCPI permet d'acheter et vendre des parts entre investisseurs. Définition, fonctionnement du gré à gré, différences avec le marché primaire : tout comprendre en quelques minutes.

Catégorie

Académie

Date

26/02/2026

Temps de lecture

6 min

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Résumé

Marché secondaire des SCPI : de quoi parle-t-on ?

Quand on évoque l'investissement en SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), on pense le plus souvent à la souscription de parts neuves auprès d'une société de gestion. C'est ce qu'on appelle le marché primaire. Il existe pourtant un autre circuit, moins médiatisé mais tout aussi légitime : le marché secondaire.

Le marché secondaire des SCPI désigne l'ensemble des transactions portant sur des parts déjà existantes. Il ne s'agit plus de souscrire des parts nouvellement émises, mais d'acheter des parts qu'un associé en place souhaite céder. Le vendeur est un investisseur qui détient déjà des parts ; l'acheteur est un investisseur qui souhaite en acquérir sans passer par la souscription classique.

Ce marché remplit une fonction essentielle : il offre une porte de sortie aux associés qui souhaitent se désengager et une porte d'entrée alternative pour ceux qui veulent investir, parfois à des conditions différentes de celles du marché primaire.

Le marché secondaire est aux SCPI ce que le marché de l'occasion est à l'immobilier en direct : un espace d'échange entre détenteurs et acquéreurs, en dehors du circuit de production initial.

Comment fonctionne le marché secondaire selon le type de SCPI

Le fonctionnement du marché secondaire diffère selon que la SCPI est à capital variable ou à capital fixe.

Les SCPI à capital variable

Pour les SCPI à capital variable, le mécanisme habituel de sortie est la demande de retrait adressée à la société de gestion. Celle-ci rachète les parts du vendeur en utilisant les fonds apportés par les nouveaux souscripteurs.

Lorsque les demandes de retrait dépassent les souscriptions entrantes, la société de gestion ne peut plus compenser toutes les sorties. C’est ce qui provoque les délais parfois importants subis par les investisseurs sortants.

Les parts peuvent toutefois être proposées sur le marché secondaire, de gré à gré, c'est-à-dire par accord direct entre un vendeur et un acheteur à un prix librement convenu. C’est alors à l’investisseur sortant de trouver par lui même un acquéreur.

Les SCPI à capital fixe

Les SCPI à capital fixe ne procèdent pas à des émissions continues de parts. Le marché secondaire constitue donc le seul moyen d'acquérir des parts en dehors des périodes d'augmentation de capital.

Pour ces SCPI, un carnet d'ordres est tenu par la société de gestion. Les ordres d'achat et de vente y sont inscrits, puis confrontés périodiquement pour déterminer un prix d'exécution. Ce mécanisme, encadré par l'Autorité des marchés financiers (AMF), s'apparente à un marché organisé.

Parallèlement, les cessions de gré à gré restent possibles : un vendeur et un acheteur peuvent convenir directement d'un prix de cession en dehors du carnet d'ordres.

Le gré à gré : le mécanisme central du marché secondaire

Le gré à gré est le mode de transaction dans lequel un acheteur et un vendeur s'entendent directement sur les conditions de la cession, sans passer par le carnet d'ordres de la société de gestion. Le prix est négocié librement entre les deux parties.

Les étapes d'une cession de gré à gré

Le processus suit un enchaînement logique :

  1. Communication de l'offre : le vendeur propose ses parts à un prix donné.

  2. Acceptation par un acheteur : un acheteur intéressé accepte l'offre aux conditions proposées.

  3. Constitution du dossier : les deux parties fournissent les pièces justificatives nécessaires (identité, justificatif de domicile, RIB, attestation de propriété pour le vendeur).

  4. Agrément de la société de gestion : la société de gestion de la SCPI vérifie le dossier et agrée le transfert de parts. Cette étape est indispensable et commune à toutes les cessions.

  5. Enregistrement fiscal : la cession est enregistrée au moyen du formulaire CERFA 2759-SD. Les droits d'enregistrement de 3% ou 5 % (selon les SCPI) sur le prix de cession sont acquittés auprès du Trésor Public, conformément à l'article 726 du Code général des impôts.

  6. Mutation des parts : la société de gestion inscrit le nouvel associé au registre et procède au transfert effectif des parts.

  7. Versement des fonds : le vendeur reçoit le prix de cession, déduction faite des éventuels frais et taxes applicables.

La complexité historique et sa simplification

Historiquement, réaliser une cession de gré à gré était un parcours semé d'obstacles. Le vendeur devait trouver un acheteur par ses propres moyens, gérer la constitution des dossiers administratifs, coordonner les échanges avec la société de gestion et s'assurer du bon déroulement de l'enregistrement fiscal.

L'apparition de plateformes numériques spécialisées a considérablement simplifié ce processus. Paperock, par exemple, centralise les offres de vente sur une marketplace accessible en ligne, sécurise les paiements via un prestataire agréé (Stripe Payments Europe, Ltd.) et automatise les démarches fiscales et administratives. La plateforme agit en qualité d'intermédiaire technique, sans fournir de conseil en investissement ni intervenir dans la formation des prix.

Marché primaire et marché secondaire : les différences essentielles

Pour bien situer le marché secondaire, il est utile de le comparer au marché primaire sur les points clés.

Le prix

Sur le marché primaire, le prix de souscription est fixé par la société de gestion. Il inclut des frais de souscription qui représentent généralement entre 8 % et 12 % du montant investi. Sur le marché secondaire, le prix résulte de l'accord entre vendeur et acheteur. Il peut être inférieur (décote), égal ou supérieur (prime) au prix de souscription.

Les frais

Les frais de sortie du marché primaire - frais de souscription pour les SCPI à capital variable et commission de cession pour les SCPI à capital fixe - n'existent pas sur le marché secondaire. En revanche, les droits d'enregistrement de 3% ou 5 % s'appliquent aux cessions de gré à gré, auxquels s'ajoutent les commissions de la plateforme utilisée. Sur Paperock, cette commission s'élève à 0,7 % TTC par partie.

Le délai de jouissance

Sur le marché primaire, un délai de jouissance s'applique habituellement : les parts ne génèrent pas de revenus pendant les premiers mois suivant la souscription. Sur le marché secondaire, le patrimoine de la SCPI est déjà constitué et les parts déjà émises, ce qui signifie qu’aucun délai de jouissance ne s’applique. Le délai avant perception des premiers revenus peut donc être réduit, sous réserve des modalités de transfert.

L'accès aux SCPI

Le marché primaire est limité aux SCPI qui émettent activement de nouvelles parts. Le marché secondaire permet d'accéder à des SCPI qui ne sont plus en phase de collecte, y compris certaines SCPI à capital fixe parmi les plus anciennes et les plus établies.

À qui s'adresse le marché secondaire ?

Le marché secondaire des SCPI intéresse deux profils distincts.

Les acheteurs

Pour les acheteurs, le marché secondaire représente une opportunité d'acquérir des parts à un prix potentiellement inférieur au prix de souscription, d'accéder à des SCPI fermées à la souscription et de réduire le délai avant perception des premiers revenus. C'est une alternative qui mérite d'être envisagée dans toute stratégie d'investissement en SCPI.

Les vendeurs

Pour les vendeurs, le gré à gré offre une voie de sortie complémentaire aux mécanismes classiques de retrait. Lorsque les demandes de retrait s'accumulent auprès de la société de gestion ou que le carnet d'ordres ne trouve pas preneur, la cession directe à un acheteur permet de ne plus dépendre du flux de souscriptions nouvelles. De plus, la baisse des frais de sortie permet d’obtenir davantage de la revente de ses parts dans de nombreuses situations.

Les précautions à observer

Analyser les fondamentaux de la SCPI

Une décote n'est pas toujours synonyme de bonne affaire. Elle peut refléter des difficultés réelles : baisse du taux d'occupation, dépréciation du patrimoine ou perspectives incertaines. L'analyse du taux de distribution, de la valeur de reconstitution et de la stratégie de la société de gestion reste indispensable.

Intégrer les frais et la fiscalité

Les droits d'enregistrement dus aux Trésor Public constituent un coût à prendre en compte. En cas de revente ultérieure avec plus-value, le régime des plus-values immobilières s'applique, avec des abattements progressifs à partir de la sixième année de détention.

Conserver un horizon de long terme

Les SCPI restent un placement dont la durée de détention recommandée dépasse huit ans. Le marché secondaire facilite l'entrée et la sortie, mais ne transforme pas la SCPI en un produit de court terme.

Tout investissement en SCPI comporte des risques, y compris un risque de perte en capital et de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Ce qu'il faut retenir

Le marché secondaire des SCPI est un espace de transaction où des parts existantes s'échangent entre investisseurs. Son fonctionnement repose principalement sur le gré à gré — un accord direct entre vendeur et acheteur — et sur le carnet d'ordres pour les SCPI à capital fixe.

Ce marché offre des avantages concrets : possibilité de décote sur le prix, absence de frais de souscription classiques, accès à des SCPI fermées à la collecte et revenus potentiellement perçus plus rapidement. Les plateformes numériques comme Paperock ont rendu ce marché plus accessible et plus transparent en simplifiant les démarches autrefois longues et complexes.

Avant toute décision, il reste essentiel d'analyser les fondamentaux de la SCPI visée, d'intégrer les frais et la fiscalité dans votre calcul, et de vous inscrire dans une logique de long terme. Un conseiller en gestion de patrimoine pourra vous accompagner dans cette démarche.

Les informations et chiffres présentés sur la plateforme sont fournis à titre purement indicatif et sont basés sur les données communiquées par les sociétés de gestion. Ils ne constituent ni une offre, ni une sollicitation, ni une recommandation d'investissement, et ne garantissent en aucun cas des performances ou gains futurs. Les seules offres de vente présentes sur la plateforme sont publiés par des investisseurs à la recherche d’acquéreurs pour leur parts, en leur nom et pour leur compte. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Paperock décline toute responsabilité quant à l'exactitude, l'exhaustivité ou la pertinence des informations fournies. Les investisseurs sont seuls responsables de leurs décisions d'investissement et doivent s'assurer qu'ils comprennent pleinement les risques associés. Ces risques sont notamment détaillés par l’AMF dans l’article suivant →